Les Jardins familiaux ouvrent leurs enclos sur un festival gourmand et artistique qui réjouira les visiteurs.

Les 3 et 4 juin, les enclos des Jardins familiaux s’ouvriront sur des animations aussi fraîches que gourmandes en mélangeant la culture de la terre avec la Culture avec un grand C. Le printemps explose sur ces hauteurs d’Hendaye. La vue sur la baie et le Jaizkibel est non seulement propice aux méditations bucoliques, mais offre aussi une exposition idéale pour les petits légumes.

Libérés par les saints de glace, les jardiniers s’activent autour des salades, des premières fraises, des pommes de terre, des fèves et des petits pois. Il est temps de planter les tomates dont les pousses grandissent sous les châssis. Les fleurs batifolent et chassent les pucerons pour que les légumes puissent s’épanouir allègrement avant ce festival annuel. Musique, buvette, repas, soleil et chaleur ont été commandés par les jardiniers qui savent que cultiver son jardin est un art qui peut se mêler naturellement à d’autres formes d’expressions.

Dès samedi 3 juin, au bout du chemin de Maillarenea, le portail sera grand ouvert sur ce théâtre de verdure mis en scène par la compagnie Vents et marées en partenariat avec Les Jardins familiaux et la participation de nombreuses associations Hendayaises.

Un décor bien planté

C’est en juin 2013 que 40 parcelles ont été attribuées par la commune à des Hendayais. La compagnie de théâtre Vents et Marées a reçu la sienne avec l’intention d’y organiser des ateliers pédagogiques à destination de la petite enfance et du jeune public, des expositions à ciel ouvert et des apéros littéraires pour que toutes les générations se retrouvent au milieu des fleurs et des légumes. Alexia Papantchev est directrice de la compagnie et également secrétaire de l’association Les Jardins familiaux. Avec le président Jean-Michel Nedellec et les autres jardiniers, elle a préparé des réjouissances qui devraient ravir les visiteurs. Tout commencera au coucher du soleil avec le concert gratuit de Muskulo prévu samedi à 19 heures dans un décor est bien planté.

Dimanche, dès 10 heures, les jardiniers et artistes seront à nouveau sur le terrain pour une bourse aux plantes, des ateliers de jardinage pour les petits ou de fabrications de girouettes, des lectures de contes, entrecoupés d’un repas partagé avant de reprendre les réjouissances jusqu’au soir avant une disco-soup, un autre repas et une séance de cinéma en plein air. Mais outre ce week-end très vert, toute l’année, les jardins familiaux sont un lieu d’échanges et de partages entre volontaires convaincus par les vertus des cultures naturelles. Depuis les premiers coups de binette, les jardiniers forment une équipe solidaire, partageant petites joies et combat contre les limaces ou autres intrus.

Jardiner dans le partage

Aménagées en 2012 sur un terrain communal de 4100 m², les parcelles font une superficie de 75 à 100 m². L’une d’elles a été spécialement aménagée pour les personnes en situation de handicap.

Chaque jardinier a son propre cabanon de 3 m² et des robinets permettent de remplir les arrosoirs. Des nouveaux châssis viennent d’être construits et bientôt des toilettes sèches seront installées. Une allée centrale dessert les parcelles séparées par des lisses et des groseilliers ou framboisiers.

En outre, une cabane commune sert de salle de réunion. Car le but est certes, de cultiver ses légumes, mais aussi de créer de lien social et d’échanger. Les parcelles sont réservées pour 25 % à une population bénéficiaire du RSA, 25 % aux retraités, 25 % à des jeunes et 25 % à des familles. En outre, il faut être Hendayais et ne pas posséder son propre jardin. Mais une rotation peut intervenir si certaines personnes déménagent ou pour défaut d’entretien… Ce qui évite les « jardins à vie ».

Jean-Michel Nedellec confie toutefois que plus les années passent, plus les jardiniers s’investissent. Chaque printemps, les légumes reviennent fidèlement remplir les paniers et les jardiniers seront fiers de montrer les fruits de leur labeur pendant ce festival.

 

Publié le par Édith Anselme.